Plusieurs tombes du cimetière de Retournac ont été dégradées, dont l'une avec un bris de crucifix dont les morceaux sont restés au sol. La croix brisée provient du champ commun de l'ancien cimetière Nord-Est. "Les personnes enterrées à cet emplacement ne possédaient pas de caveau au moment de leur décès ou disposaient de revenus modestes", précise Pierre Astor, le maire de la commune. "Nous ne connaissons pas les auteurs, poursuit-il, encore moins leurs mobiles, leur intention ou non de réaliser des actes cathophobes. Toutefois ces gestes inadmissibles ne doivent en rien être banalisés. Tolérer de tels actes constitue le début de la barbarie".
Le premier magistrat a donc déposé une plainte pour violation de sépulture au nom de la commune de Retournac. Pour lui, "en ce moment de débat sur le thème de l'identité, il convient de rappeler que le respect des morts appartient à la tradition de toutes les civilisations. Tant de jeunes ont du mal à dissocier le réel du virtuel dans les supports de communication de la société de consommation. Certains jeux, ou réalisations audio-visuels, sous couvert d'un prétendu « modernisme » concourent à la perte des repères fondamentaux, des notions élémentaires du bien et du mal; ils ôtent le sens critique, avilissent et asservissent les esprits, brouillent la distinction entre la culture de la vie et celle de la mort".
Pierre Astor demande donc à toutes les familles victimes d'éventuelles dégradations ou ayant observé un quelconque comportement, ou disposant d'un quelconque indice, de prendre contact avec les services de la gendarmerie de Retournac.
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